2011. június 30., csütörtök

"Anyégin, megvallom tenéked, én már csak Tatyánáért élek..."

« Je ne veux pas d'autres corps. Je me contente du tien. Sans doute, il n'est guère possible de se refuser les désirs instantanés qui naissent dans chaque homme et femme... Ou surtout dans les hommes. Mais, malgré ces autres corps étrangers, flous et peu connus, quand tu es auprès de moi et que je sens ta chaleur, ton haleine, le parfum de ton corps et de tes cheveux, je commence à oublier ces désirs ; auprès de toi, je commence à vivre. Le monde extérieur s'éteint et je reste avec toi dans la connivence obscure de l'amour. Désormais les deux corps ne font qu'un, les sens s'unissent dans une nouvelle perception de la réalité : je te regarde et tu me regardes. C'est la seule réalité qui nous reste, et elle nous suffit.
Nul d'entre nous n'a besoin de rien d'autre. »

(Pierre Girotin, À travers les chambres, New York, Wilhelm & Gronkuff, 1974, p. 67)

Nincsenek megjegyzések:

Megjegyzés küldése