2011. augusztus 29., hétfő

"Cave amantem"

Madame Chauchat az utóbbi időben alaposan elmélyedt Prosper Mérimée elbeszéléseiben. A hamarosan megírandó szakdolgozatának, egyetemi jelentkezéseinek és még egyéb más dolgoknak köszönhetően a mérimée-i fantasztikumra irányuló kutatásai egyre fontosabbá váltak. Íme egy részlet a már részben megírt fejezetekből, amely a La Vénus d'Ille novella kapcsán az Aphrodité-mítosz eredetét és történetét foglalja össze röviden:


Déesse de l’amour et de la beauté chez les peuples helléniques, Aphrodite retrouve son ascendance au Proche-Orient, étant liée à la fois à une divinité accadienne-babylonienne Ishtar, et à son équivalent sémitique occidental (phénicienne) Astarté. Étant toutes les deux en effet déesses de l’amour et de la fertilité, elles incarnent néanmoins d’autres pouvoirs symboliques : elles se montrent comme divinités belliqueuses, déesses astrales, déesses des eaux, protectrices des chevaux et des chariots, etc. Sans doute, la déesse grecque se trouve-t-elle au « carrefour » de ces personnages orientaux (y compris la divinité égyptienne Isis, elle aussi descendante d’Astarté-Ishtar, et d’autres divinités provenant de l’Asie mineure) : un des lieux principaux de son culte, l’île de Chypre (probablement à Paphos), témoigne bien de son origine, ainsi que le fait qu’elle était d’abord associée moins à l’amour, qu’à la fertilité en général, trait commun parmi les divinités féminines du Proche-Orient. Au fur et à mesure, son image était « apprivoisée », constituant un personnage mythique ressemblant aux autres dieux de l’Olympe. Ainsi Aphrodite-Cybèle, la puissante Déesse Mère est-elle devenue Aphrodite la coquette, la déesse ludique que l’on connaît dans la mythologie grecque. Cependant elle a gardé quelques traits révélateurs de son passé : d’un côté, elle est bien une divinité dualiste, ayant à la fois des caractéristiques bonnes (déesse secourable – l’histoire de Pygmalion) et mauvaises (déesse souvent orgueilleuse et vindicative – la guerre de Troie) ; d’un autre côté, à l’instar d’autres déesses orientales (par exemple Astarté ou Ishtar), elle était une divinité androgyne, ayant des caractéristiques masculines et féminines. Avec l’expansion du mythe d’Énée en Italie, les peuples italiques ont commencé à substituer leur culte de Vénus (celle-ci étant en l’occurrence déesse des jardins, dont le nom signifiait fruit) à celui d’Aphrodite, mère d’Énée. Peu à peu, Vénus est devenue non seulement déesse de l’amour et de la beauté (c’est-à-dire le parfait équivalent romain d’Aphrodite), mais aussi ancêtre de la famille impériale (car celle-ci remontait à Énée), ainsi que protectrice de tous les Romains.

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